Mouhssine KHOUIRA “Ne jamais baisser les bras, rien n’est impossible, même avec un handicap”

J’ai commencé à préparer mon projet d’études post-bac dès que j’étais en tronc commun (1ère année de lycée au Maroc). J’ai fait beaucoup beaucoup d’efforts pour obtenir une bonne note à l’examen régional. C’est une année qui restera gravée dans ma mémoire car je me suis vraiment concentré et ce, dès les préparations qui ont débutées le premier jour de la rentrée scolaire en assistant aux cours de soutien et en révisant à la maison. J’ai été soutenu et accompagné par mes parents, mes camarades de classe et mes professeurs.

Au moment de passer le baccalauréat, M. Rachid ELOUALI a lancé un appel en vidéo pour respecter et appliquer la loi qui donne un tiers temps aux candidats en situation de handicap. Devenue très populaire, cette vidéo m’a fait chaud au cœur car elle a suscité l’attention et le soutien de beaucoup de gens.

Quand j’ai décroché mon baccalauréat avec mention, mon ami et acteur Rachid ELOUALI m’a rendu visite le jour même et a de nouveau réalisé une vidéo qui s’est retrouvée sur tout les réseaux sociaux. Il m’a énormément soutenu et c’est lui qui m’a parlé de la Fondation Marocaine de l’Etudiant.

Une semaine plus tard, Rachid m’a annoncé une super nouvelle : que la Fondation Marocaine de l’Etudiant avait décidé de m’accompagner dans la poursuite de mes études supérieures. J’ai reçu la visite de M. Mahdi BOUZIANE, le directeur exécutif de la Fondation avec qui j’ai pu parler de mon projet d’avenir et définir le parcours universitaire qui correspondait le plus à mon profil et à mes souhaits. J’ai choisi de suivre des études juridiques parce que j’aime le Droit et parce que je veux défendre les droits des personnes en situation de handicap et ceux à mobilité réduite comme moi. Je suis aussi intéressé par du notariat.

J’ai présenté mon projet à l’Université Mundiapolis, pour intégrer la filière Gouvernance. Lors de ma première visite, j’ai eu l’honneur de rencontrer deux représentants de la FME : M. Hicham CHAFAI (président de la commission Sélection) et M. Mohcine HAFID (responsable du programme de bourse dans lequel je suis boursier). L’admission à l’université s’est bien passée.

Concernant mes cours et mon quotidien d’étudiant, la principale difficulté liée à ma situation de handicap que je rencontre c’est l’incapacité d’écrire. Les aménagements qui pourraient m’aider à dépasser les difficultés rencontrées concernent surtout le tiers-temps pour les examens, sur la prise de notes et j’ai besoin de matériel spécifique.

Mes cours se déroulent très bien, je me sens bien à Mundiapolis que ce soit vis-à-vis de mes camarades ou de mes professeurs.J’utilise le transport de l’Université pour me rendre sur la Campus.

Et pour te connaître un peu mieux, quel est ton…

– film préféré ? NôuH (S.B sur lui)

– livre préféré ? Les Onze Lois de la Réussite d’Anthony Robbins

– rêve ? « Devenir Ministre Chargé des Affaires des Personnes en situation de handicap »

Tes conseils pour un(e) lycéen(ne) en situation d’handicap ?

Mes conseils à ceux qui ont un handicap ? Ne jamais baisser les bras, rien n’est impossible. Toujours avoir de la volonté, de la persévérance et de l’ambition, fixez-vous un objectif et faites tout pour réussir à l’atteindre.

#100DHpourEtudier, la e-campagne de dons de la Fondation Marocaine de l’Etudiant !

Lancée en 2015, l’opération de levée de fonds #100DHpourEtudier, appel à la générosité publique, a permis de prendre en charge 20 bachelièr(e)s orphelin(e)s ayant eu une mention Très Bien au baccalauréat, et de lancer ainsi un programme spécifique: le programme FME-Excellence. Grâce à cet appel à la générosité, près de 450 KDH ont ainsi été récoltés, permettant à ces boursiers de réaliser leur rentrée universitaire dans les meilleures conditions.

Le Programme FME Excellence comptait durant l’année 2016-2017, 60 étudiant(e)s dont 35 nouveaux bénéficiaires l’ont intégré au titre de la rentrée 2016. Nous avons pu concrétiser la prise en charge des ces étudiants grâce aux financements relais contractés après la campagne #100dhpourEtudier auprés de particuliers et d’entreprises.

 

Pour plus de détails, consulter le rapport annuel du Programme (ici)

Pour l’année 2017-2018, le programme prendra en charge 80 bénéficiaires,  soit 20 boursiers supplémentaires grâce à la générosité de certains mécènes privés.

Afin d’assurer le financement complet de ce programme, la Fondation Marocaine de l’Etudiant renouvelle la campagne de dons #100DHpourEtudier, en appel au don récurrent (opérationnel dès à présent), qui peut s’effectuer en ligne via la plateforme de dons en ligne dons.myfme.ma ou par virement ou chèque.

Khadija ANFRADI “J’ai choisi la Corée du Sud pour la simple raison que tout est différent dans ce coin du monde”

Etudiante en 1ére année de Master à l’ESCA Ecole de management à Casablanca, spécialité de finance, audit et contrôle de gestion, et boursière de la fondation marocaine de l’étudiant, Khadija est actuellement en échange en Corée du Sud pour une période de 4 mois. Elle revient sur son expérience:

Le rêve de participer à un programme d’échange m’a accompagné depuis mon baccalauréat. Ce fût la première raison qui m’a poussé à choisir l’ESCA pour mes études supérieures car cette école dispose d’un fort réseau international dont plusieurs partenariats à travers le monde parmi lesquels figure l’université nationale de PUKYONG à Busan où je suis actuellement en échange.

J’ai choisi la Corée du Sud pour la simple raison, que tout est différent dans ce coin du monde, en commençant par la langue, la nourriture, le système éducatif, la nature (les îles), l’art, l’histoire, les traditions ainsi qu’au niveau technologique qui est très développé.

Et pour avoir une vision plus scientifique sur les composantes culturelles de cette société j’ai suivi un cours (qui n’a d’ailleurs aucun lien avec ma spécialité au Maroc) qui s’intitule “Understanding of Korean Culture”. La plupart des étudiants Marocains préfèrent partir en Europe, aux Etats Unis ou au Canada parce qu’ils ont déjà l’avantage de parler les langues de ces pays, ou parce qu’ils ont des amis ou des membres de famille là-bas, mais aussi pour la proximité géographique. Pour ma part, j’ai préféré relever un défi plus important et essayer de partir en Corée du Sud afin de cohabiter avec des personnes ayant une culture vraiment différente de la mienne.

Pour pouvoir bénéficier de cette expérience d’échange, plusieurs conditions devaient être respectées : tout d’abord il fallait avoir une bonne discipline et une bonne assiduité, des bonnes notes au semestre précédent, un bon niveau d’anglais devrait être justifié par une attestation de TOEIC ou de TOEFL. Ensuite il fallait surtout réussir son entretien devant les professeurs et les experts de l’ESCA. Enfin, il fallait rédiger une lettre de motivation en mettant en avant mes compétences pour convaincre le comité d’entretien mais aussi les persuader que j’étais une étudiante qui représenterait parfaitement mon école et mon pays chez le partenaire étranger. Une fois toutes ces conditions remplies, la deuxième étape commence, c’est-à-dire choisir la destination désirée et commencer à communiquer avec l’université d’accueil en élaborant une lettre de motivation, un CV en anglais, et d’autres documents justifiants mon identité et mon niveau universitaire. Cette deuxième étape s’étale sur une période de 3 mois (notamment entre le moment où l’on reçoit la décision d’acceptation jusqu’à l’arrivée dans l’université en question).

Dans mon cas, et d’autant plus en tant que boursière de la fondation marocaine de l’étudiant, il fallait postuler pour une demande auprès du bureau de cette dernière en parallèle avec la démarche d’ESCA et de l’université en Corée de Sud. La question principale de ma demande était «  Est-ce que je peux bénéficier d’une aide financière couvrant tous les frais de mes études à l’étranger », et la réponse était ‘’Oui, la FME va prendre en charge les frais de ton programme d’échange’’ et à vrai dire, c’était l’un des meilleurs sentiments que j’ai jamais éprouvé de toute ma vie.

Dès ce moment, j’ai commencé à communiquer avec l’équipe de la fondation presque tous les jours à propos des détails, en commençant par la création d’un compte bancaire international, l’assurance et le certificat médical, la procédure du visa, et le billet d’avion qu’ils ont réservé eux même. Je profite de l’occasion pour les remercier tous, pour l’intérêt qu’ils ont porté à mon dossier et plus particulièrement Mr. Mohcine HAFID, le responsable de mon programme de bourse pour son accueil et son suivi au quotidien de mon dossier, et un remerciement tout particulier pour le président de la fondation Monsieur Hamid BENLAFDIL pour le partage de son expertise, son aide, ses conseils et l’intérêt qu’il a porté à mes questions.

Une autre personne représentait et d’ailleurs représente toujours un grand appui pour moi, c’est une personne que j’ai connu grâce à la FME qui est ma tutrice Mme Hind NASLOUBY, une personne qui compte beaucoup pour moi, sans elle je n’aurai jamais eu confiance en mes compétences, mon niveau d’anglais, et en ma capacité de communication. C’est la personne qui m’a le plus soutenue quand j’ai pensé tout abandonner, et qui m’a dit de ne jamais perdre espoir. C’est grâce à elle que je suis en Corée du Sud aujourd’hui.

J’avoue que la période de préparation pour mon échange a été la plus stressante de tout mon parcours d’étude. Dans cette période de 4 mois (débutant le 2 mai ou j’ai commencé à rédiger ma lettre de motivation jusqu’au moment de mon arrivé à l’aéroport d’Incheon le 29 août). J’avais pendant cette période les examens de fin de semestre et le projet de fin d’année à l’ESCA à Casablanca, les examens de deuxième année à la faculté des sciences économiques de Guelmim, et la préparation du dossier de demande de financement pour la FME (un dossier qui contient une lettre de motivation, un projet professionnel, tous mes bulletins, mes attestations de stages et tout autre document pouvant être utile). C’était intense et il fallait que je gère tout en même temps.

La démarche pour le visa a été tellement facile: cela n’a demandé que 3 jours entre le dépôt du dossier et la récupération du passeport. Je me suis déplacée de Casablanca à Rabat le 14 juillet pour déposer mon dossier qui contenait la lettre d’admission que j’avais déjà reçue en version papier de la part de l’université d’accueil, mon passeport, mes photos d’identité, et un formulaire téléchargeable sur le site du consulat de la Corée de Sud au Maroc. J’ai reçu un appel après 2 jours pour venir récupérer mon passeport.

Le mois d’août était un mois de découverte pour moi, vu que j’ai regardé énormément de vidéos sur la Corée de Sud, j’ai lu plusieurs articles, et j’ai commencé à contacter des étudiants de différents pays qui sont supposés être avec moi dans le même programme. Cela m’a permis d’avoir une petite idée sur la culture coréenne.

Le 22 août 2017, j’ai reçu l’appel le plus important de cette période de préparation avant mon départ, Mr Mohcine Hafid (le responsable de mon programme de bourse) m’a appelé pour m’informer que la réservation de mon billet avait été faite et que je pouvais partir dans 5 jours. Je me suis déplacée de Guelmim (au Sud du Maroc) à Casablanca pour prendre l’avion, et au total mon voyage a duré 39h 20 min, du Maroc à la Corée du Sud. J’ai eu la chance d’explorer l’aéroport international Hamad, l’un des meilleurs aéroports au monde au Qatar pendant mon escale.

J’avais réservé un billet de train de l’aéroport international Incheon vers Busan quand j’étais encore chez moi au Maroc. Cette réservation était obligatoire pour garantir une place à la Cité universitaire de PUKYONG.

Malheureusement, lorsque je suis sortie de l’avion, le passage à la douane et la récupération des bagages ont pris plus de temps que prévu. Arrivé à Seoul station, je n’avais que 15 minutes pour trouver la gare, et je me suis trompée ce qui m’a fait perdre encore plus de temps. A ce moment j’ai demandé à un homme (dans la cinquantaine) de m’indiquer la vraie direction en lui montrant mon billet, il a pris ma valise et a commencé à courir en me demandant de le suivre. J’étais vraiment très loin de la gare, et il a fait tout ce qu’il a pu pour que je ne rate pas le train. Cela a été ma première impression sur les Coréens, ils font tout leur possible pour aider les autres, ils ne t’indiquent pas le chemin mais ils t’accompagnent jusqu’à ce que tu arrives à ta destination. S’ils ne savent pas, ils demandent aux autres, et s’ils ne parlent pas anglais ils utilisent des signes ou des applications de traduction pour te comprendre et se faire comprendre.

Le lendemain de mon arrivée en Corée du Sud, à l’université nous avons eu une cérémonie d’accueil des étudiants étrangers inscrits au programme d’échange. Nous étions vraiment nombreux, plus de 120 étudiants de tous les coins du monde. Il y a plusieurs spectacles et représentations pour nous montrer la culture coréenne, faits par les étudiants de l’université avec la présence du Directeur et du corps administratif.

Nous avons commencé le semestre le 1er Septembre, où nous avons choisi nos cours et rencontré nos professeurs très compétents. La procédure de choix des cours consistait à faire une cohésion entre les cours enseigné à mon université pendant cette même période et ceux proposés par PUKYONG, et dans le but de garantir une bonne gestion du choix des cours, l’administration de l’université a mis à disposition de chaque étudiant étranger un étudiant Coréen pour lui expliquer les procédures et les étapes de cette mission.

Pourtant, toute expérience a des effets positifs et négatifs, ainsi je vais résumer les effets négatifs en 2 points :

  1. La nourriture : j’habite dans le dortoir universitaire et je n’ai pas le droit de cuisiner.  Je suis du coup obligée de prendre tous mes repas à la cafétéria de la cité, les plats servis contiennent toujours de la viande de porc, du bœuf ou du poulet qui ne sont pas abattu sur la voie islamique et par conséquent je ne peux pas en manger. S’il y a des repas faits avec des légumes ou autres ingrédients, ils sont souvent très épicés (la nourriture asiatique est très influencée par les épices chaudes). C’est quelque chose à laquelle je n’arrive vraiment pas à m’habituer. De même à l’extérieur, il est très difficile de trouver des restaurants Halal à des prix convenables.

Ainsi, l’un de mes professeurs a entendu dire que les étrangers ont des difficultés à manger la nourriture du dortoir parce qu’ils ne sont pas habitués à ce genre de cuisine et parce que les plats préparés ne sont pas diversifiés. C’est d’autant plus difficile pour les musulmans car ils ne peuvent pas manger la plupart de ce qui est servi. Mon professeur m’a invitée avec mes amis à un dîner dans un restaurant HALAL, ce qui reflète encore une fois l’hospitalité des Coréens envers les étrangers.

  1. Les prix élevés : Les prix en Corée de Sud dépassent le triple des prix au Maroc, le mode de vie est tellement élevé que je dois bien gérer mon budget pour pouvoir vivre convenablement.

Ce qui est très positif à propos de l’université c’est qu’elle intègre les étrangers à travers différentes activités (International day, des voyages culturels, des conférences, des fêtes d’Halloween, des concerts…), il y a au moins un événement par mois d’organisé où les étudiants étrangers peuvent participer.

J’ai pu visiter pendant les deux mois passés plusieurs endroits célèbres et populaires à Busan, à savoir : Haedong Yonggongsa temple, Gamcheon village, Haeundae beach, Gwangandaegyo bridge, United state memorial cemetry, Nampo dong, fisheries museum, et je compte visiter aussi d’autres villes dans les jours à venir.

Une fois rentrée au Maroc, je compte continuer à améliorer mon niveau de coréen après avoir commencé à apprendre les bases à l’université. Il est toujours fascinant d’apprendre une nouvelle langue, et je compte aussi aider l’office des relations internationales à l’ESCA à améliorer le programme d’intégration des étudiants étrangers via ce que j’ai déjà appris en faisant partager de mon expérience en Corée du Sud aux autres étudiants.

Il est tellement important pour tout étudiant d’avoir une expérience à l’étranger, que ce soit dans un programme d’échange, une Summer School ou une formation, et je conseille les étudiants de la Fondation Marocaine de l’Etudiant  désirant améliorer leurs compétences de communication d’expérimenter un voyage à l’étranger sur une période conséquente dans leurs parcours universitaire, et je recommande vivement la Corée de Sud comme destination.

 

Trois boursiers de la FME finiront leurs études d’ingénierie au Canada, grâce à notre partenaire la Fondation Al Ghurair

Trois boursiers de la Fondation Marocaine ont été admis pour poursuivre leurs études en Master à l’Ecole Polytechnique de Montréal. Ces étudiants brillants ont suivi un cursus d’Ingénirie dans trois établissements d’études supérieurs d’excellence, partenaires pédagogiques de la Fondation Marocaine de l’Etudiant : l’Ecole Vinci de Rabat, l’Institut Polytechnique Privé de Casablanca et l’HESTIM de Casablanca.

Chaimâa, Rachid et Radouane ont toujours fait preuve d’excellence académique lors de leurs études au Maroc. Leurs projet d’études à l’étranger ont été rendus possibles grâce au soutien de notre partenaire la Fondation Al Ghurair, qui les a intégré dans la première promotion de son programme STEM Scholars, (Science, Technology,Engineering or Maths) et qui s’adresse aux jeunes Arabes désirant poursuivre des études dans de prestigieuses universités américaines ou canadiennes.

L’excellence est aussi le fruit du soutien de nos partenaires et plus particulièrement des écoles et instituts d’études supérieures partenaires, qui offrent des bourses pédagogiques et des facilités d’accès au logement et à la restauration à nos boursiers.

Fin septembre, les trois étudiants ont rencontré M.BENELAFDIL au bureau de la Fondation Marocaine de l’Etudiant, pour échanger et recevoir les conseils de notre président.

 

17ème promotion : plus de 1350 jeunes défavorisés et méritants accompagnés depuis 2001

  • Près de 600 étudiants pris en charge au titre de l’année 2017/2018, dont une soixantaine de nouveaux boursiers
  • Un effort particulier pour intégrer des jeunes en situation de handicap
  • Consolidation de l’offre d’accompagnement pour les bénéficiaires

La 17ème promotion de boursiers répartie dans les différents programmes de bourses d’excellence et de mérite gérés ou administrés par la Fondation Marocaine de l’Etudiant compte 60 bacheliers méritants issus des établissements de protection sociale et de milieux sociaux défavorisés. L’effectif de cette nouvelle promotion s’inscrit en baisse par rapport aux précédentes années et ne représente que 1,7% des candidatures reçues. Les capacités d’accueil de la FME correspondant aux ressources financières mobilisés auprès des partenaires et mécènes.  Ces 60 jeunes poursuivent désormais leurs études supérieures grâce à l’accompagnement financier, pédagogiques et humain proposé par la Fondation Marocaine de l’Etudiant et grâce à l’ensemble de ses partenaires.

En comptant cette nouvelle promotion, la Fondation Marocaine de l’Etudiant prend désormais en charge plus de 600 boursiers en cours de formation dans différents établissements de formation supérieure et professionnelle, au Maroc et à l’étranger. Depuis sa création en 2001, la Fondation a pris en charge plus de  1350  bénéficiaires, dont plus de 700 sont aujourd’hui diplômés et, dans leur majorité, parfaitement insérés dans le monde du travail.

Cette année, la Fondation Marocaine de l’Etudiant a renforcé la prise en charge de jeunes en situation de handicap en portant leur projet d’études auprès des acteurs pédagogiques partenaires jouant un rôle dans l’accueil, l’accompagnement et la réussite des étudiants handicapés. 6 nouveaux boursiers en situation de handicap ont intégré la promotion 2017-2018 portant à 10 le nombre total de boursiers souffrant de handicap. « Nous avons développé cette politique incitative et inclusive menée en faveur de ces étudiants dont le potentiel et les ambitions sont souvent dépréciées par les difficultés discriminatoires, administratives et logistiques qu’ils rencontrent à cause de la perception négative  de leur handicap par la société. Notre ambition est d’accompagner ces jeunes talents dans l’accomplissement de leur projet d’études supérieures jusqu’à leur insertion professionnelle » explique Hamid BEN ELAFDIL, Président de la Fondation Marocaine de l’Etudiant. Et d’ajouter « Cette même démarche avait été mené entre 2010 et 2015 avec une approche genre. Aujourd’hui, plus de 56% de nos bénéficiaires sont des jeunes filles. »

Par ailleurs, la Fondation Marocaine de l’Etudiant organise la Journée Mondiale de l’Egalité des Chances envers les personnes en situation de handicap à Casablanca. Cet événement, en partenariat avec l’association française Passeport Avenir, aura lieu en décembre 2017.

L’appui de la FME à ses bénéficiaires ne se limite pas au volet financier. En effet, plusieurs programmes d’accompagnement ont été mis en place pour mettre à leur disposition les outils nécessaires au développement personnel des étudiants boursiers afin de les accompagner dans la construction et le pilotage de leur projet professionnel. Ces programmes réunissent l’accompagnement individuel d’un mentor ou d’un tuteur (directeur ou cadre d’entreprises partenaires), du mentorat collectif pour découvrir le monde de l’Entreprise et décrypter différents métiers, du coaching professionnel, un dispositif d’insertion professionnelle (appui à la recherche de stage, orientation des dernières années…) et l’accès illimité à une plateforme d’e-learning pour le renforcement linguistique.

Plus de 120 Universités Privées et Ecoles Supérieures du Maroc apportent leur soutien au projet de la Fondation Marocaine de l’Etudiant, à travers l’offre de bourses pédagogiques et incidemment, de prise en charge des frais de logement étudiant, de restauration et de transport. « Sans l’appui et la générosité de ces partenaires pédagogiques, et de l’ensemble de nos donateurs et mécènes, nous n’aurions pu mettre en place ce cercle vertueux qui permet de réactiver l’Ascenseur Social par la Formation», conclu le président de la FME.

 

Témoignage de Soumaya BIHAT, boursière étudiante en 2ème année de médecine

Originaire de Tan-Tan, Soumaya BIHAT obtient, en 2016, son baccalauréat Scientifique Sciences Physiques avec mention Très Bien, justifiée par la moyenne obtenue lors de l’examen national : 16,08/20, qui reflète son sérieux et l’excellence académique dont elle a su faire preuve toute au long de ses études secondaires.

Actuellement en deuxième année de médecine à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Marrakech, Soumaya BIHAT revient sur son parcours avec ses mots, ceux d’une jeune femme motivée et ambitieuse:

 

Pourquoi avoir choisi de faire médecine, un cursus long et exigeant en terme de capacité de travail ?

« J’ai toujours rêvé d’être médecin pour aider les gens à être en bonne santé, et quand j’ai obtenu mon baccalauréat, je me suis inscrite en faculté de médecine, l’école et l’apprentissage m’ont toujours plu».

Parle-nous un peu de tes études au quotidien…

« Pour la première année, que j’ai réussie du premier coup, j’ai été exigeante envers moi-même. En effet, il faut être très organisé pour assister aux cours en amphis, être bien à jour dans le contenu de ses cours, travailler les questions des examens des années précédentes et gérer le stress. Je pense d’ailleurs que c’est le point essentiel, qu’il vaut mieux savoir gérer son stress quand on commence des études de médecine, c’est le conseil que je donnerai aux étudiants qui entreraient en première année. En moyenne, j’étudie entre 3 et 6 heures par jour en plus de mes cours. Et je me réserve 2 heures supplémentaires en période de concours ou d’examen. C’est comme ça que je m’organise pour être performante. Mes matières préférées sont la santé publique, la biologie et la physiologie. L’anatomie et la biochimie sont celles qui me demandent un peu plus de travail. On peut penser que j’étudie sans arrêt, mais non, il faut aussi trouver un juste équilibre : moi je sors avec des amies et je participe à des activités para-universitaires proposées par la faculté. «

Parle-nous un peu de ton projet professionnel, de l’avenir…

En quatrième année, nous réalisons un stage hospitalier (externat). Cela me permettra de compléter l’enseignement théorique en m’immergeant les conditions réelles de soins donnés aux patients. Pour le moment, je suis intéressée par les spécialités suivantes : gynécologie, génétique ou la pédiatrie.

Le mot de la fin ?

La bourse de la Fondation Phosboucraa et de la FME m’a vraiment aidé à suivre mes études normalement sans devoir m’occuper du coté financier (location, l’achat des polycopies…). Sans cela, je ne serai pas là où je suis actuellement. Être soutenue par cette bourse, c’est l’opportunité qui me permet de réaliser mon rêve.

Le champion de France de mémorisation Sébastien MARTINEZ a partagé ses secrets avec les boursiers de la FME

Jeudi 19 octobre 2017, à l’Institut Polytechnique Privé de Casablanca,

Sébastien Martinez, champion de France de Mémoire et Formateur en Mémorisation, a donné une conférence gratuite en faveur de la Fondation Marocaine de l’Etudiant et des étudiants de l’IPPC, partenaire de la fondation qui a accueilli l’évènement.

“J’ai toujours aimé comprendre, par contre l’apprentissage par cœur était une réelle source de souffrance. Pourtant en 2009 j’ai découvert l’existence des championnats du monde de mémoire et les premières stratégies.

Très vite j’ai créé ma propre méthode pour apprendre, basée sur les moyens mnémotechniques les plus connus. J’ai expérimenté ces outils dans mes cours et j’ai vu les effets pour moi et mes amis ingénieurs. C’est en 2012, que je fais le choix de vivre de ma passion.

Le constat était simple, tout le monde mérite de connaitre ces stratégies de mémorisation. « Nous sommes tous des génies, encore faut-il connaitre les bonnes stratégies et s’entraîner ».

Depuis 2014 je participe aux événements des championnats du monde de mémorisation. C’est un véritable challenge que de se confronter aux meilleurs mondiaux, ils m’aident à progresser et à me dépasser. C’est d’ailleurs grâce à eux que je suis devenu le 1er champion de France en 2015.

Ma mission est de mettre au service du plus grand nombre toutes ces stratégies utilisées par les athlètes de la mémoire, dans un but pratique du quotidien et des études.” déclare-t-il sur son site internet.

Mouad BOUNOUAR témoigne de son expérience de Mentorat Téléphonique FME-Passeport Avenir

BOUNOUAR Mouad 

Ecole Nationale Superieure d’Arts et Métiers de Casablanca
Bourse d’Excellence de la Fondation OCP
2013
Bonjour, peux tu te présenter rapidement ?
 Je m’appelle Mouad BOUNOUAR, je suis né en 1995 à Sidi Bennour. En 2013, j’ai eu mon baccalauréat option sciences maths avec mention, et j’ai pu intégrer l’ENSAM Ecole Nationale Supérieure d’Arts et Métiers de Casablanca en filière Génie Industriel.
Tu pars en France, pour quoi faire ?
 Après un parcours réussi de 4 ans, j’ai eu l’occasion d’effectuer une double diplomation à l’ENSAM Paristech, pour intégrer directement la 2ème année de Master “Conception, industrialisation et innovation”. Je vais faire ma rentrée sur le campus de l’ENSAM de Metz pour l’année 2017-2018.
Quelles ont été tes expériences professionnelles durant tes études qui t’ont confortées dans ton choix de devenir Ingénieur ?
 Je peux dire que ce sont mes stages dans les plus grandes entreprises marocaines: à la COSUMAR, àl’OCP, pour Forges de Bazas (Filiale de Toyota), et cette année, j’ai effectué un stage d’un mois à Aiguebelle (producteur de chocolats). J’ai intégré l’équipe d’ingénieurs de Production et j’ai participé à la standardisation des lignes de production: optimisation du temps de formats des machines.
Comment-as-tu connu le programme de Mentorat téléphonique ?
 Dès l’appel à candidature lancé par la FME pour bénéficier de ce programme d’accompagnement, j’ai démontré tout mon intérêt et j’ai envoyé ma candidature.
Qui est ton mentor ? Que fait-il ? Que connais-tu de lui ?
 Mon mentor est un ambassadeur Passeport Avenir, qui a un parcours d’études similaire au mien. Il s’appelle Anas SAIDI.
Que t’as apporté ton mentor ?
Mon mentor m’a délivré beaucoup de conseils et d’informations, en particulier pour bien réussir les démarches de double diplomation, les démarches à faire pour le visa étudiant, et les inscriptions administratives. Il m’a écrit une lettre de recommandation. Ca a été un réel soutien pour ce parcours du combattant que représente la poursuite d’études en France quand on est un étudiant marocain.
Combien de fois par mois vous contactiez-vous et comment ? 
J’ai commencé en 2016 avec Anas SAIDI, on s’est contacté via Messenger à raison de 2 fois par mois, ce que j’ai apprecié c’est qu’il a toujours été disponible lorsque je le sollicitais.
Comment s’est fait votre premier contact ?
La Chargée des programmes d’accompagnement et du Tutorat Mme Lamiae MOUTRIB a facilité le contact en nous mettant en contact. Puis j’ai pris contact directement avec mon mentor. 
Sur quels point ça t’a permis de t’améliorer ? 
Je dirai que c’est vraiment sur les démarches, sur comment me retrouver, m’organiser, ça a été un vrai soutien moral.
Quelles étaient tes difficultés en Français ?
Je n’avais pas particulièrement de difficultés en langue française après 4 ans d’études en Ingénierie.
Quel est ton projet professionnel ?
Je vise à devenir un Ingénieur Doctorant, c’est la raison pour laquelle je me suis dirigée vers un Master de Recherche “Conception, industrialisation et innovation”. Il y a plus d’opportunités en France.
Et pourquoi pas me diriger ensuite vers l’enseignement pour transmettre des savoirs, des compétences.
Un conseil pour les autres bénéficiaires de la FME ?
Ne jamais baisser les bras, et toujours y croire.
Par exemple, d’un point de vue purement matériel, j’ai du trouver des solutions pour envisager cette année à l’étranger. J’ai pu compter sur l’appui de ma famille, le soutien de mon mentor et celui de la Fondation Marocaine de l’Etudiant.

SageFoundation et Sage North Africa Morocco ont relevé le Running Challenge en faveur de nos boursiers !

Jeudi 19 octobre 2017

Ce matin, le rendez-vous est donné à 7h devant le Tahiti Beach Club sur la Corniche de Casablanca. Il pleut, le jour se lève à peine.

SageFoundation et Sage North Africa Morocco, partenaires et soutiens formidables de la Fondation Marocaine de l’Etudiant, ont lancé en interne le Running Challenge, un défi de 5km à relever au petit matin. Les cadres mobilisés ont ainsi participé, pour que soit reverser 10$ par participants à la Fondation Marocaine de l’Etudiant et à ses boursiers.

Nous remercions au nom de toute la FME, ces personnes à l’engagement fort.

 

 

 

Youssef MAKHFI, élève ingénieur à l’Ecole Centrale Casablanca, nous raconte son expérience solidaire en France, un bel exemple d’engagement humanitaire !

Quel est ton parcours ? 

J’ai eu mon Bacalaureat Sc-Matématiques à Ain Taoujdate en 2014 et puis j’ai fait les classes préparatoires scientifiques-MP à Meknes. Je suis actuellement en deuxième année du cycle d’ingénieur à l’Ecole Centrale Casablanca et je bénéficie d’un programme d’ accompagnement de la part de la FME dont je cite la bourse pédagogique et le coaching. C’est justement cet accompagnement  qui m’a permis d’effectuer un stage humanitaire en France avec Emmaüs Lot et Garonne-Agen.

Pourquoi as-tu choisi de participer aux chantiers d’été d’ Emmaüs ?

Pour moi, c’était comme un élan de solidarité. J’avais envie de m’engager, de faire quelque chose de valorisant. En plus ,j’était persuadé qu’un tel stage sera très instructif et aura un grands impact sur le coté relationnel et humain .J’ai beaucoup entendu parlé d’EMMAUS  donc je savais que c’était une association engagée. Alors en voyant l’annonce des chantiers d’été, j’ai décidé de postuler !

Qu’as-tu découvert lors de ton expérience à Emmaüs ?

Quand je suis arrivée, j’ai été déstabilisée par la diversité et l’ampleur d’Emmaüs. Je croyais qu’Emmaüs était une petite structure.

Mais j’ai découvert qu’Emmaüs accueille beaucoup de personnes et mènent plein de projets. Derrière la vente, il y a aussi des gens qui trient et qui vivent sur place. Quand tu fais une mission à Emmaüs, tu vois aussi les actions que mènent les associations partenaires. Ça t’enseigne plein de choses que tu ne vois pas ailleurs !

Qu’est-ce qui t’as le plus marqué durant cette expérience ?

Je crois que c’est la rencontre avec les personnes accueillies. Je me souviens particulièrement de mon deuxième jour, lorsqu’un compagnon m’a raconté un épisode de sa vie, c’était très touchant. De manière générale, ces personnes sont fortes et elles te permettent de relativiser.

Cette expérience a fait naître en moi de véritables convictions et a confirmé celles que j’avais déjà ! Ça a remis en cause ce que je pensais de la société, de la politique, des gens, etc… Je suis désormais persuadée que l’économie sociale et solidaire est la meilleure alternative à notre société actuelle.