Témoignages

kettani et samia

Myriam KETTANI et Samia DRISSI ( psychothérapeute et psychopraticienne de la relation d’aide ) vous décrivent le principe des groupes de parole organisés au profit des bénéficiaires de la FME.

Comment avez-vous conçu les séances du groupe de parole avec la FME ?

Nous n’avons pas conçu de programme, car la notion de programme est intimement liée à un déroulé précis.

Hors le propre des groupes de parole humanistes, est justement de laisser les participants libres de s’exprimer ( ou de rester silencieux et d’écouter les autres participants).

Comment fonctionne une séance de groupe de parole ? 

Il faut savoir qu’un groupe de parole peut produire un effet thérapeutique si certaines conditions sont réunies. Ces conditions sont d’accueillir les participants inconditionnellement et sans aucun préjugé, de les écouter avec empathie et compréhension, et enfin d’être authentique.

Quel impact avez-vous constaté sur la pensée des jeunes ayant bénéficié de cet accompagnement ?

Si nous raisonnons en terme de pensée, les jeunes ont découvert qu'ils vivent toutes et tous les mêmes expériences de vie à quelques différences près et cela a crée des résonances entre eux. Ce phénomène de résonance active chez chaque personne de nouvelles perspectives et laisse place le plus souvent à des ressources jusque là ignorées. Il y a comme un processus de croissance interne qui se met en marche et qui les guide vers leur plein potentiel.

Quelles qualités favorisent la participation à un groupe de parole chez un membre participant ? 

Nous considérons que toute personne a en elle-même toutes les capacités et les qualités pour participer si elle le souhaite. Le choix de participer incombe toutefois aux participants.

Comment évaluez-vous cette expérience avec les bénéficiaires de la FME ? 

Nous avons eu une expérience très riche en termes d’échanges et de rencontres d’humain à humain. Nous avons ressenti une véritable immersion dans le monde des étudiants, avec toutes les difficultés, les doutes et les questionnements qu’ils peuvent vivre. En temps de crise sanitaire, ces partages étaient d'autant plus authentiques, profonds et soutenants pour chacun.